Chase Card

Qu’est-ce qu’une chase card dans le JCC Pokémon

Dans le jargon des collectionneurs, une chase card est une carte qu’un grand nombre de personnes cherchent à obtenir dans une extension précise du Jeu de Cartes à Collectionner Pokémon. Le terme vient de l’anglais (“to chase”, poursuivre) et désigne une cible d’acquisition, pas une catégorie officielle imprimée sur la carte. Une chase card peut être recherchée pour plusieurs raisons : rareté, illustration appréciée, popularité du Pokémon, intérêt en jeu, ou combinaison de ces facteurs. Le statut de chase card peut aussi évoluer selon les réassorts, la disponibilité des produits scellés, et les habitudes d’achat sur le marché de l’occasion.

qu’est ce qu’une chase card ?

Une chase card est, en pratique, la carte la plus visée (ou l’une des plus visées) d’un set, à un moment donné. Elle attire plus d’ouvertures de boosters, plus de demandes d’échange, et plus de recherches sur les plateformes d’achat/vente. Le terme s’utilise surtout sur les séries modernes, où les extensions contiennent de nombreuses variantes (illustrations alternatives, versions “full art”, versions dorées, etc.), mais l’idée existe aussi sur les séries anciennes : certaines cartes dominent la demande et deviennent des objectifs explicites.

Dans Pokémon, la chase card se situe fréquemment parmi :

  • les cartes à illustration alternative, souvent appelées Illustration Rare ou Illustration Spéciale Rare selon la période ;
  • les variantes haut de gamme (par exemple certaines versions dorées) ;
  • les cartes associées à des Pokémon très demandés (Dracaufeu, Pikachu, Lugia, Giratina, Noctali, Rayquaza, etc.) ;
  • les cartes où un illustrateur, un style graphique ou une mise en scène déclenchent une demande durable.

Le point important est que la chase card n’est pas définie par un texte officiel. Elle est déterminée par le comportement d’achat et d’échange. Une carte peut être très rare sans être une chase card si la demande est faible. À l’inverse, une carte pas forcément la plus rare peut devenir chase card si elle est recherchée massivement.

Ce qui fait monter la demande : rareté, illustration, Pokémon, usage en jeu

Plusieurs leviers expliquent qu’une carte devienne une cible prioritaire. Les collectionneurs parlent souvent de rareté, mais la demande ne dépend pas uniquement d’un taux de sortie.

Rareté perçue et difficulté d’obtention (Pull rates ou taux de drop)
Sur un set récent, les retours d’ouverture (vidéos, publications, discussions de boutiques) créent une impression rapide : certaines cartes “sortent peu”. Même sans chiffres officiels, les comportements se stabilisent : si une carte apparaît rarement dans les lots revendus, sa réputation de carte difficile à tirer s’installe. Cette perception suffit à orienter les achats, donc à renforcer la demande.

Le pull rate, aussi appelé taux de drop, correspond à la probabilité statistique d’obtenir une carte donnée ou une catégorie de cartes lors de l’ouverture d’un booster ou d’un produit scellé. Dans le JCC Pokémon, il sert à estimer la fréquence d’apparition des cartes rares ou alternatives, même si ces valeurs ne sont pas toujours communiquées officiellement par l’éditeur.

Illustration et valeur de collection
Une illustration alternative, narrative, ou visuellement marquante peut donner envie d’obtenir la carte même sans intérêt en jeu. Dans les séries récentes, une partie de la demande vient de ce public : objectif de classeur, recherche d’une page “thème”, envie d’un trio d’illustrations d’un même Pokémon. Une chase card est souvent une carte qui “se voit” immédiatement et que beaucoup veulent conserver en vitrine ou en page dédiée.

Popularité du Pokémon
Certains Pokémon sont demandés de façon stable. Dracaufeu et Pikachu restent des références constantes. Lugia, Giratina, Noctali et Rayquaza attirent aussi une demande forte, notamment quand une version alternative est disponible. Quand un Pokémon a une base de fans large, la carte se vend plus facilement, ce qui renforce son statut d’objectif.

Utilité en jeu (selon le format)
Une carte jouable peut devenir très demandée, surtout pendant une période où elle apparaît dans de nombreuses listes. Dans ce cas, la version standard peut se vendre, mais la version premium (full art ou alternative) devient un objectif pour les joueurs qui veulent un deck “foilé” ou plus recherché. La chase card peut donc être une version spécifique d’une carte déjà utile.


Chase card, “hit”, “top pull” : différences de vocabulaire en pratique

Le vocabulaire utilisé lors des ouvertures peut créer des confusions. Trois termes reviennent régulièrement.

  • Hit : carte obtenue en booster et jugée intéressante (rare, ultra rare, illustration, etc.). Un hit peut être courant dans un set et ne pas être une chase card.
  • Top pull : meilleure carte obtenue sur une session d’ouverture donnée. Ce terme dépend du tirage du moment, pas du set en général.
  • Chase card : carte la plus recherchée d’une extension, sur une période donnée, par une part importante de la communauté.

Une chase card est souvent un hit, mais tous les hits ne sont pas des chase cards. La différence se voit à l’échelle du marché : volume de recherches, volumes de vente, fréquence d’achats à prix élevés.


Exemples concrets de chase cards en version française avec leur numéro

Les exemples ci-dessous sont souvent cités comme objectifs majeurs dans leurs extensions respectives. Les numéros sont indiqués au format numéro / total. Les cartes au-delà du total de base sont généralement des variantes dites “secrètes” (numérotation supérieure au total imprimé pour l’extension).

Carte (FR) Numéro Extension (FR)
Dracaufeu ex 223/197 Écarlate et Violet – Flammes Obsidiennes
Mew ex 205/165 Écarlate et Violet – 151
Pikachu 173/165 Écarlate et Violet – 151
Giratina V 186/196 Épée et Bouclier – Origine Perdue
Lugia V 186/195 Épée et Bouclier – Tempête Argentée
Noctali V 188/203 Épée et Bouclier – Évolution Céleste
Rayquaza VMAX 218/203 Épée et Bouclier – Évolution Céleste

Ces exemples illustrent une logique simple : Pokémon très demandé + version recherchée + présence marquée sur le marché. Selon la période, d’autres cartes peuvent rivaliser dans un set, mais ces références reviennent souvent dans les listes d’objectifs de collection et dans les comparaisons de prix.


Comment repérer une chase card sans se limiter aux tendances d’ouverture

Une approche pragmatique consiste à s’appuyer sur des signaux observables plutôt que sur des impressions. La chasse à une carte peut vite devenir coûteuse si l’analyse repose uniquement sur des vidéos d’ouverture ou sur la visibilité temporaire d’une carte.

Signaux concrets à regarder :

  • Écart de prix : la chase card se situe souvent nettement au-dessus des autres cartes du set, y compris des autres raretés élevées.
  • Vitesse de vente : quand une carte part rapidement à des prix proches, la demande est généralement forte et stable.
  • Récurrence des recherches : la carte apparaît dans les listes de souhaits, les annonces “recherche”, et les échanges locaux.
  • Nombre d’annonces actives : paradoxalement, une chase card peut avoir beaucoup d’annonces (car elle circule), tout en restant difficile à acheter au “bon” prix, car les ventes se font vite.
  • État des exemplaires : si beaucoup d’annonces précisent “centrage”, “coins”, “sans défaut”, c’est souvent un indicateur de carte conservée pour la valeur, donc d’une forte attention du public.

Un détail utile : la chase card d’un set est parfois une carte alternative, mais pas systématiquement la plus rare du point de vue de la liste complète. Certaines extensions ont plusieurs cartes haut de gamme ; la hiérarchie peut dépendre de la popularité du Pokémon plus que de la rareté théorique.


Ouverture de boosters ou achat à l’unité : comparaison simple des coûts et des limites

La chase card influence directement la manière d’acheter. Beaucoup de personnes ouvrent en espérant tomber sur la carte ciblée. D’un point de vue financier, deux approches se distinguent.

Ouvrir pour obtenir une carte précise
Chercher une carte donnée par l’ouverture est rarement l’option la moins chère. Plus la carte est rare, plus il faut ouvrir de produits pour avoir une chance raisonnable de l’obtenir. Sans probabilités officielles universelles, il reste possible de raisonner en ordre de grandeur : une chase card peut demander l’équivalent d’une ou plusieurs displays, parfois davantage. Une ouverture peut donner des cartes intéressantes, mais ne garantit rien sur la carte visée.

Acheter à l’unité pour obtenir un résultat certain
L’achat à l’unité donne un résultat déterminé : la carte est choisie, l’état est évalué, et le budget est connu à l’avance. Cette méthode évite le scénario classique : plusieurs centaines d’euros de scellé ouverts, et la chase card toujours absente. L’achat à l’unité a aussi des limites : la vigilance sur l’état, les frais de port, et le risque d’une description trop optimiste.

Dans la pratique, beaucoup de collectionneurs utilisent une règle de gestion simple :

  • fixer un plafond d’ouverture (par exemple 1 ETB, ou une demi-display) ;
  • si la chase card ne sort pas, passer à l’achat à l’unité ;
  • garder les doublons pour l’échange ou financer partiellement la carte cible.

Cette règle n’empêche pas d’ouvrir. Elle empêche surtout la dérive du budget, fréquente quand une carte devient un objectif personnel et que chaque ouverture “semblait proche”.


Numéro de carte, langue, édition : éviter les erreurs d’achat

Sur les cartes recherchées, les confusions viennent souvent de détails concrets : numéro incorrect, mauvaise version, langue différente, ou annonce ambigüe.

Le numéro comme identifiant
Le nom seul ne suffit pas. Un même Pokémon peut exister en version standard, full art, alternative, ou autre variante. Le numéro, tel que 223/197 ou 205/165, permet d’identifier la version attendue. Cela compte aussi pour les échanges : une personne peut proposer “Mew ex” sans préciser la version, alors que plusieurs variantes existent dans le même univers de produit.

La langue
La version française a une demande réelle, notamment pour les classeurs homogènes et les collections “100% FR”. Selon les communautés, l’anglais peut circuler plus facilement à l’international, mais le français garde un marché actif. Un point d’attention simple : vérifier que l’annonce montre bien le texte français lisible, et pas seulement une photo de face floue.

Édition et extension
Certaines cartes existent dans différentes extensions ou réimpressions. Une carte “similaire” peut avoir un numéro différent. Lors d’un achat, la mention de l’extension (par exemple Flammes Obsidiennes ou 151) réduit le risque de confusion.


État, centrage, micro-défauts : ce qui change réellement la valeur d’une chase card

Pour une carte très demandée, la différence de prix vient souvent de l’état. Deux cartes identiques sur le papier peuvent se vendre très différemment si l’une a des défauts visibles ou un centrage faible. Les défauts les plus fréquents sur des cartes modernes sont souvent discrets mais pénalisants :

  • coins blanchis ou légèrement marqués (souvent au dos) ;
  • micro-rayures sur les surfaces brillantes ;
  • traces de pression (petites marques dues à la manipulation ou au transport) ;
  • centrage nettement décalé, visible à l’œil ;
  • lignes d’impression ou défauts d’usine.

Sur une chase card, la question n’est pas seulement “la carte est-elle propre”. Il s’agit plutôt de savoir si elle est cohérente avec l’usage prévu : vitrine, classeur, revente, ou envoi au grading. Une carte “correcte” pour un classeur peut être trop faible pour une personne qui vise une note élevée.


Grading : intérêt réel, coûts et situations où il ne sert à rien

Le grading consiste à faire évaluer une carte par une société qui attribue une note et scelle la carte dans un boîtier. Sur les chase cards, le grading est fréquent, car il standardise une partie du débat sur l’état. Il n’est pas utile dans tous les cas.

Quand le grading peut avoir du sens

  • la carte a déjà une valeur suffisante pour absorber frais d’envoi, assurance et prestation ;
  • l’exemplaire est visuellement très propre et le centrage est correct ;
  • l’objectif est la conservation longue durée, ou la revente avec une présentation standardisée.

Quand le grading apporte peu

  • la carte présente des défauts évidents (coins, rayures), qui limitent la note ;
  • le coût du grading représente une part trop grande de la valeur de la carte ;
  • l’objectif est seulement de compléter un classeur sans recherche de note.

Un point souvent sous-estimé : la note n’est jamais garantie. Un exemplaire “propre” peut obtenir une note moyenne si des micro-défauts apparaissent sous lumière forte ou grossissement. Le grading n’est pas une méthode d’augmentation automatique de valeur, c’est une méthode de standardisation, avec un risque et un coût.


Protection, stockage et envoi : pratiques simples adaptées aux cartes recherchées

Les chase cards méritent une protection cohérente, surtout quand l’objectif est la conservation ou une future revente. Les pratiques ci-dessous sont courantes car elles réduisent les dégâts pendant la manipulation.

  • Sleeve (protège-carte souple) immédiatement après ouverture ou réception.
  • Top loader rigide ou semi-rigide pour éviter les plis et les chocs.
  • Classeur à pochettes latérales pour limiter les frottements et éviter les cartes qui glissent.
  • Stockage à l’abri de la chaleur et des UV, pour limiter le jaunissement et les déformations.

Pour les envois entre particuliers, une méthode standard consiste à utiliser : sleeve + top loader, le tout scotché sur un carton, puis placé dans une enveloppe renforcée. Une carte recherchée envoyée en simple enveloppe souple peut arriver avec des coins marqués, même si elle était propre au départ.


Stratégies de collection : obtenir une chase card sans déséquilibrer le budget

La chase card attire l’attention, mais un budget peut se retrouver absorbé par un seul objectif. Une méthode de gestion simple consiste à travailler en paliers, en tenant compte du fait que le set contient d’autres cartes intéressantes.

Palier 1 : base du set et cartes utiles
Compléter les rares principales, obtenir les cartes nécessaires au jeu, et sécuriser les cartes d’illustration moins chères. Ce palier garantit un set cohérent même sans la carte phare.

Palier 2 : cibles secondaires
Beaucoup d’extensions ont plusieurs cartes très demandées. Une carte “deuxième” peut être plus accessible, tout en restant intéressante pour l’échange. Elle permet souvent de financer une partie de la chase card principale via revente ou troc.

Palier 3 : chase card principale
Une fois le set avancé, l’achat à l’unité devient souvent plus rationnel : budget connu, état sélectionné, résultat certain. Les ouvertures peuvent rester un loisir, mais la carte cible n’est plus conditionnée au hasard.

Ce type de progression limite la situation où un budget se transforme en succession d’ouvertures sans cadre. Il apporte aussi une collection plus homogène : pages remplies, doublons gérés, et moins de frustration liée à une seule carte.


Cas particulier des promos et des cartes liées à un produit précis

Toutes les cartes très demandées ne viennent pas d’un booster standard. Certaines sont distribuées via des produits précis (coffrets, boîtes, événements) ou via des séries promotionnelles. Dans ce cas, la difficulté d’obtention provient moins d’un tirage aléatoire que de la disponibilité du produit.

Points pratiques à vérifier sur une promo recherchée :

  • la carte est-elle garantie dans le produit (donc pas aléatoire) ;
  • le produit est-il encore vendu facilement au prix normal, ou déjà rare ;
  • l’état est-il souvent affecté par la manière dont la promo est emballée (certaines promos marquent plus facilement).

Une promo peut être très demandée, mais le comportement d’achat sera différent : au lieu d’ouvrir des boosters “jusqu’à tomber dessus”, beaucoup chercheront la carte directement, ou chercheront le produit scellé intact.


Récapitulatif pratique : contrôles rapides avant un achat ou un échange

Pour une chase card, quelques vérifications simples évitent la majorité des erreurs.

  • Numéro exact : par exemple Dracaufeu ex 223/197 et pas une autre version.
  • Extension : Flammes Obsidiennes, 151, Origine Perdue, etc.
  • Photos nettes : face, dos, coins, bords, et si possible une photo inclinée pour les rayures.
  • Langue : vérifier le texte français lisible sur la photo.
  • État annoncé : demander ce qui est visible au dos (blanchiment, marques), pas seulement “propre”.
  • Protection à l’envoi : sleeve + support rigide, surtout sur des cartes de forte demande.

Ces contrôles prennent peu de temps et évitent les litiges courants : mauvaise version, état surestimé, ou confusion entre deux numéros proches. Sur une carte très demandée, l’écart de valeur entre deux états peut être important, donc la précision est une protection autant pour l’acheteur que pour le vendeur.


Commentaires

Une réponse à “Qu’est-ce qu’une chase card dans le JCC Pokémon”

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