Commencer un investissement Pokémon amène souvent la même question : par quel bout commencer ? Face à la quantité de cartes et de produits disponibles, les premiers achats peuvent vite partir dans tous les sens. Gardons la tête froide et revenons aux fondamentaux : le set de base, une valeur sûre comme dirait l’autre 😉
Plan de l'article
Le set de base, bloc Wizards 1999
Pour démarrer une collection orientée investissement, le set de base première édition s’impose comme référence historique. Il marque le lancement du jeu en 1999 et reste identifiable par tous les collectionneurs, débutant comme confirmé. C’est un peu le Livret A des cartes PK. Ça monte doucement mais sûrement.
À sa sortie en 1999 aux États-Unis, un booster du Set de Base Pokémon coûtait environ 3 à 3,50 $. Même si le display de 36 boosters n’avait pas de prix officiel clairement établi, son coût total se situait autour de 100 à 110 $, soit environ 100 $ pour une boîte complète.

👉 En résumé pour la France en 1999 :
- Booster transformé en pack de 11 cartes : ~25 francs (~3,80 €).
- Display complet (36 packs) : estimation autour de ~900 francs (~140 €) d’après ce prix unitaire (non officiel, mais cohérent avec les prix des boutiques de l’époque).
Aujourd’hui, certains Display Set de Base atteignent des prix de vente allant de 45000€ à 60000€. Chat GPT nous a gentiment calculé la plus-value.
39900%, pas mal non ? Bon fallait surtout attendre 15 ans et y croire dès le début. Ce qui n’est pas notre cas…, alors concentrons-nous sur ce qu’il reste à faire.
Le rôle du PSA 10 dans une stratégie gagnante
On va pas se mentir, en matière de cartes Pokémon, la notation PSA 10 est privilégiée. Elle permet de standardiser l’évaluation et de réduire l’incertitude liée à l’état réel des produits. Pas de surprise, c’est le graal. Il y a Beckett aussi, mais on en reparlera plus tard.
Pour démarrer efficacement, le mieux est d’acquérir les 3 boosters du set de base scellés en PSA 10, idéalement avec des numéros séquentiels (3 n° de gradation qui se suivent). Des numéros consécutifs indiquent un envoi groupé et une provenance homogène, ce qui apporte un élément de cohérence supplémentaire à l’ensemble. À ce niveau de budget, chaque détail compte. Mais bon, va falloir débourser + de 4500€.
On récapitule : 3 boosters du set de base (artset) en PSA 10 = 1 Dracaufeu (1800€) + 1 Tortank (1500€) + 1 Florizzare (1500€). Soit 4800€ d’investissement. Attention à bien acheter de l’édition 1 en FR
Édition 1 VS édition 2
En terme de visuel peu de chose différencie les boosters édition 1 de l’édition 2. Et certains vendeurs se gardent bien parfois de le mettre en avant.
Le set de base Édition 1 correspond à la toute première impression, reconnaissable à ses symboles, ses couleurs et certaines cartes aujourd’hui devenues rares. Il est impératif d’avoir le petit stamp ÉDITION 1 sur les boosters ainsi que sur les cartes.

Le set de base Édition 2 est une réédition avec des ajustements graphiques et de distribution, plus accessible mais généralement moins recherchée par les collectionneurs.
Attention aux boosters en loose recollés
Petit rappel : Loose = produits non blistés (en vrac, sorti de boîte). Rassurez-vous, un booster en loose est bel et bien scellé (non ouvert), mais dépourvu de blister ou de boîte.
Les boosters notés PSA 10 offrent une réelle garantie d’authenticité. Sur les plateformes de revente entre particuliers, il existe des boosters proposés à l’unité qui ont été ouverts puis recollés. Parfois, c’est assez difficile à détecter sans expertise. Un seul mot d’ordre : méfiance ! Surtout qu’un booster en loose dit « léger » se vend + de 800€.
Bon à savoir : À l’époque de la sortie du set de base, les boosters pouvaient être pesés. Les exemplaires les plus lourds contenaient généralement une carte holographique. Les boosters scellés en PSA 10 sont donc, dans la majorité des cas, des boosters légers. Faudrait être débile pour faire grader un booster lourd ! L’objectif reste avant tout la conservation d’un exemplaire intact, d’origine, conforme à sa période de distribution.
Bon, …. si jamais vous cédez à la tentation d’acheter un booster SDB Éd.1 non gradé (en loose), choisissez bien votre vendeur. Un seller honnête indiquera toujours si le booster est dit « lourd » ou léger ». Préférez un vendeur qui a des déjà des ventes du même type à son actif. La règle d’or : Mieux vaut payer plus cher que de prendre une belle 🥕. Dans le monde de la collection Pokémon, les bonnes affaires, ça n’existe pas ou très peu.
Le display SDB scellé : une option réservée aux budgets élevés
Lorsque les moyens financiers le permettent, l’achat d’un display du set de base scellé représente le niveau supérieur. Cette option implique cependant des montants très élevés.
Elle reste réservée à des profils disposant d’un capital important et d’une forte tolérance à l’immobilisation de fonds. On en a parlé plus haut, faut investir + de 40000 boules pour 36 boosters, dont certains contiennent des holos (cartes les plus chères).
Sélection de cartes pour des budgets intermédiaires
Si vous êtes pauvre 🤣, le choix peut s’orienter uniquement sur les cartes du SDB (Set de Base). La carte la plus recherchée reste Dracaufeu. Son prix la place hors de portée pour la majorité des collectionneurs débutants. Forget ! On se penche plutôt sur d’autres cartes plus abordables.
Pikachu, par exemple, représente une bonne alternative. Gradée, elle se négocie à plusieurs centaines d’euros selon la notation. Son identification immédiate par les fans et sa présence historique dans le jeu en font une carte régulièrement recherchée. C’est un peu le chouchou des Pokémon.
L’acquisition de plusieurs exemplaires est envisageable. En PSA 10, l’offre reste limitée sur le marché français. Comptez 350 à 450€ pour une carte en PSA 10.

On conserve, un point c’est tout !
Les produits du set de base scellés en PSA 10 ne répondent pas à une logique de revente rapide. Leur évolution de prix s’inscrit dans le temps, avec des variations progressives. Dans une stratégie d’investissement longue durée, ces références permettent de structurer une collection dès ses premières étapes. L’idéal est de tabler sur 15% de son portefeuille (Waouh, on se croirait à la bourse !).
Tout dépend de votre profil et de vos envies. Certains collectionneurs ne jurent que par les cartes PSA10 du set de base et d’autres ne veulent même pas en entendre parler et s’oriente uniquement sur les cartes modernes. Dans tout investissement, le mieux et de ne pas avoir ses oeufs dans le même panier, alors on prend un peu de tout.








